Une première technologique

Après avoir été les premiers à sortir la roue libre 12 vitesses,  Campagnolo à l’occasion de la sortie de son nouveau groupe Ekar, destiné au gravel ou au cyclo-cross, enchaine avec la roue libre 13 vitesses. Comme il se doit, ce groupe est en mono plateau. Une tendance de fond du tout terrain, avec un nombre de pignons qui croît, laissant penser qu’il n’y a pas de limite. Déjà, sur la route, des vélos sont équipés d’un seul plateau, gage de simplicité. Et on ne se s’arrête pas là : cerise sur le gâteau, le petit plateau démarre avec un tout petit pignon  de 9 dents ! 

Une transmission mécanique mono plateau (38/40/42/44), pensée pour fonctionner avec une nouvelle cassette de 13 vitesses dotée d’un nouveau corps N3W et proposées en trois options de dentures (9-36/9-42/10-44). Un groupe qui entend séduire par sa simplicité d’utilisation et ses performances, les adeptes de la pratique sur les sentiers. Un poids total inférieur à 2500 g.   

 

Lhistorique firme italienne, fait une entrée fracassante dans l’univers du Gravel avec le lancement du nouveau groupe Ekar 13 vitesses.

 

Nouveau dessin et galets en polymère (de 12 dents sur le haut et 14 dents sur le bas).

Il dispose d’une nouvelle géométrie en parallélogramme 2D, pensée pour offrir une précision du mécanisme sur les 13 pignons.

 

La petite commande située en haut à gauche, juste au-dessus de l’axe de serrage, permet un verrouillage de l’embrayage du dérailleur pour garantir un retrait facilité de la roue arrière lors des actions de maintenance.

Les espacement des rapports réduits sont censés créer une progression naturelle de la cadence

 

Trois options de dentures Endurance / Gravel Race / Gravel Advendure sont proposées pour la nouvelle cassette 13V en acier et usinée CNC.

Options et poids des cassettes proposées pour le groupe Ekar 13v
340 gr (Endurance 9-36T : 9-10-11-12-13-14-16-18-20-23-27-31-36)
390 gr (Gravel Race 9-42T : 9-10-11-12-13-14-16-18-21-25-30-36-42
410 gr (Gravel Adventure 10-44T : 10-11-12-13-14-15-17-19-22-26-32-39-44)

Le pédalier Ekar est conçu sur la base d’un système mono plateau 1x. Il est présenté comme léger, efficace et parfait pour la conduite sur les chemins. Les manivelles en carbone UD solides et légères s’articulent autour d’un axe Ultra-Torque en deux parties, en acier 630 à haute résistance à la corrosion.

Quatre options de plateaux sont proposés : Adventure (38T), Pure Gravel (40T), Fast Gravel (42T), eGravel (44T).  Le pédalier bénéficie d’une conception à dents étroites et larges pour un entraînement efficace et une sûreté maximale de la chaîne. Les plateaux en alliage sont facilement interchangeables, sans besoin de démonter le pédalier. Quatre longueurs de bras de manivelle sont proposées : 165, 170, 172,5 et 175 mm. Le Q-Factor est étroit (145,5 mm).

La nouvelle chaîne C13 a été développée spécifiquement pour le système Ekar 1×13 vitesses.

Le boitier de pédalier a lui aussi été conçu spécifiquement pour la conduite sur les chemins avec une protection renforcée contre les infiltrations nocives d’eau, de boue et de sable.

Les grands roulements externes en acier inoxydable protégés se fixent directement aux manivelles pour une performance fluide. Il présente une compatibilité totale avec toutes les normes filetées et PressFit (BSA, ITA, BB86, BB30, BB30A, BB386, PF30, BB DROITE, T47).

Les nouveaux leviers Ergopower Ekar proposent un support confortable avec une cocotte Vari-Cushion qui offre une adhérence sûre dans toutes les positions de conduite et toutes les conditions. Le changement de vitesses se veut précis et rapide avec toujours le principe « d’un levier, une action ».

Le nouveau groupe Ekar et ses 13 vitesses sont l’occasion pour Campagnolo d’introduire un nouveau corps N3W. N3W permet l’utilisation de la cassette à 13 vitesses d’Ekar mais assure aussi une compatibilité avec les cassettes 12 et 11 vitesses actuelles, à l’aide d’une bague de verrouillage à entretoise. Campagnolo précise qu’il s’agit d’une licence ouverte. Le corps N3W est notamment apparu pour la première fois sur les nouvelles roues Campagnolo Shamal dévoilées en juillet dernier.

C’est la reprise du cyclo-cross.

 

Fin des vacances, fin de la saison cycliste, fin de l’été… Non, nous ne sommes pas là pour vous faire déprimer car il y a une raison principale de se réjouir : c’est le retour du Cyclo-Cross ! Il est temps de se préparer pour enflammer les sous-bois cet hiver. Nous vous faisons confiance pour peaufiner votre entraînement (même si nous vous conseillons d’observer une coupure d’au moins une semaine avant de repartir sur le cycle hivernal), mais nous allons vous suggérer quelques conseils pour préparer idéalement cette saison ! 

Commandement n°1 : Un lot de deux vélos tu auras.

Dans le kit du “Super CX man”, on retrouve deux vélos. Pourquoi? Comme vous le savez, sur chaque circuit de Cyclo-Cross sont présentes des zones techniques permettant d’être dépanné lors d’une course. Dans cette zone, vous pouvez bien sûr avoir des roues de rechange (en cas de crevaison), mais lorsque l’on joue la gagne, le mieux est d’avoir un second vélo. Cela vous permettra sur des circuits boueux de changer de vélo tous les 1 ou 2 tours et de gagner en poids. Il faudra également penser à être accompagné pour pouvoir gérer les transitions de vélos entre deux tours. Bien évidemment, avoir deux vélos au lieu d’un représente un coût mais il existe des solutions. Tout d’abord, à moins d’être un coureur dans le Top Mondial, vous n’avez pas besoin d’opter pour 2 vélos à plus de 5000€ l’unité… 

Commandement n°2 : Une bonne paire de pédales VTT tu auras.

Si le vélo de cyclo-cross, de par sa géométrie, ressemble plus à un vélo de route qu’à un VTT, en ce qui concerne les pédales, attention à bien choisir un modèle VTT. Le plus important est de choisir un modèle qui vous permettra de dégager l’herbe et la boue de vos cales rapidement. Le vrai problème quand on court en cylo-cross est de se retrouver avec des pédales qui “bourrent” et que vous ne pouvez donc plus enclencher… Et vu que le principe du CX, c’est de vous faire descendre le plus souvent possible de votre vélo en hiver (quand les conditions météo ne sont pas idéales, évidemment), ce cas de figure peut se présenter très souvent, si vous n’avez pas le bon modèle. 

Il y a quelques années, le système Atac était la vraie référence pour l’évacuation. Aujourd’hui, vous pouvez opter également pour les modèles de chez Look, Mavic (qui reprend le système Atac) ou encore Shimano. Vous aurez ensuite le choix entre différents axes, avec plus ou moins de rigidité et de légèreté. Bien évidemment, plus vous choisirez un modèle haut de gamme, plus le prix sera élevé… Attention également à bien acheter 2 modèles identiques si vous optez pour 2 vélos. Cela peut paraître idiot mais si vous vous retrouvez avec un vélo de rechange qui n’est pas le vôtre (certaines sélections régionales ont des vélos de suppléments), pensez bien à installer le modèle de pédales correspondant aux cales qui sont sous vos chaussures. En parlant de cales, si vous avez déjà vos pédales c’est l’occasion de les changer, avec le début de saison arrivant. 

Commandement n°3 : Des chaussures efficaces tu auras.

Après les pédales, les chaussures… Là aussi, pensez à bien choisir des chaussures de VTT. Vu que vous allez passer pas mal de temps à courir à côté de votre vélo (dans la boue), optez pour des chaussures avec une semelle avec beaucoup de crampons. Il est extrêmement important que vous ne glissiez pas lorsque vous êtes à pieds (d’où l’utilité des crampons). Optez également de préférence pour une paire de chaussures où vous pouvez rajouter des crampons en fer sur le devant (oui comme des crampons de foot?!) Cela vous évitera de nombreuses mésaventures pouvant vous priver du gain d’une course. Ensuite, il est très important d’être bien dans ses chaussures. Préférez le confort d’une chaussure conforme à votre morphologie (pied fin ou pied large) afin de ne pas être trop serré sur les côtés par exemple. Vous utiliserez sûrement des chaussettes plus épaisses l’hiver (chaussettes en windstopper,…) alors pensez à essayer vos chaussures avec les bonnes chaussettes. Optez également pour une paire de chaussures dont le serrage vous convient (Boa, boucle, lacets ou scratch). Enfin, si vous souhaitez beaucoup de rigidité, vous pouvez également choisir une semelle en carbone. De nombreuses marques proposent de nombreux modèles (Shimano, Sidi, Mavic, Scott…). 

Commandement n°4 : De bonnes protections tu auras : casque + lunettes.

Si vous pratiquez le vélo, vous connaissez l’importance du port du casque. Il en va de même pour le cyclo-cross. Ici pas de règles précises, vous pouvez soit utiliser un casque de VTT cross-country, soit un casque de Route. Il est vrai que l’on a plus l’habitude de voir des coureurs avec des casques de route mais c’est une histoire de goût, donc à vous d’aviser ! Par contre côté lunettes, nous vous conseillons vivement de choisir un modèle vous permettant de changer de verres en fonction du parcours. En effet, les circuits seront plus ou moins ombragés et les conditions météo peuvent également varier d’un week-end de course à un autre. D’où l’utilité d’avoir une monture avec verres interchangeables. Un must-have ! 

Commandement n°5 : Un baume de préparation à l’effort tu te procureras

On ne va rien vous apprendre mais l’hiver, les températures sont basses… Nous vous conseillons donc de bien travailler votre échauffement avant de prendre le départ d’un cyclo-cross. Cela passe par une bonne reconnaissance du circuit (nous vous conseillons de faire un tour à pieds et ensuite 2 ou 3 tours minimum, à vélo, en travaillant spécifiquement les passage techniques). Ensuite, allez laver votre vélo et finalisez votre échauffement sur home-trainer (environ 45 minutes entre 50 et 60% de votre fréquence cardiaque maximum avec des petits sprints de 20 secondes toutes les 3 minutes, à partir de 30 minutes d’échauffement). Ce qui peut également vous aider à vous “chauffer” est d’utiliser un baume de préparation à l’effort, plus communément appelé crème chauffante. Appliquez là au moins 2h avant le départ de votre course (vous pouvez donc l’appliquer quand vous arrivez sur votre lieu de course, au même moment où vous entamez votre reconnaissance, juste après avoir récupéré votre dossard). 

Bonus : penser à travailler votre technique ! 

Cela ne s’achète pas mais travailler sa technique peut faire de grosses différences sur un cyclo-cross. Pas besoin de sauter les planches à vélo tout de suite, mais commencez par respecter ces quelques enseignements et de belles différences pourraient se faire?: 

1/ Travailler son départ?: un départ de cyclo-cross se fait au sprint, il est donc important déjà d’être bien placé sur la ligne de départ. Un départ en 3ème ou 4ème ligne pourrait vous être fatal. Travaillez votre enclenchement de pédales ne demande pas beaucoup de temps et est la clé pour être bien placé au premier virage. 

2/ Travailler ses trajectoires?: avoir une bonne trajectoire vous permet de ré-appuyer le plus vite possible sur les pédales. Cela vous évitera aussi de vous faire doubler dans un virage et de rester impuissant… Une trajectoire “se sent”, d’où l’importance de bien reconnaître le parcours afin de connaitre chaque racine, chaque dévers,… Mais une règle simple à retenir peut également avoir de grande incidence?: ne freinez pas dans un virage, freinez avant le virage (jusqu’à 5 mètres avant d’entamer la courbe), ensuite entamez le virage le plus à l’extérieur possible pour plonger à la corde dans le virage et repartir à l’extérieur. 

3/ Travailler sa descente et montée sur le vélo?: si vous êtes à l’aise, vous pouvez sauter les planches (si elles ne sont pas trop hautes aussi…) mais il y a une technique pour ne pas perdre trop de temps en descendant du vélo. A 10 mètres de l’obstacle, passez votre jambe droite (si vous êtes droitier, gauche si vous êtes gaucher) du côté opposé du cadre (les deux jambes sont donc du même côté du cadre), la jambe qui ne repose pas sur la pédale doit être à l’intérieur de l’autre jambe (entre la jambe et le cadre) et doit être la première à toucher le sol lorsque vous arrivez à 2 mètres de l’obstacle. Travaillez ce geste de nombreuses fois et il deviendra naturel. Ensuite pour remonter sur votre vélo, sautez vivement et amortissez le saut avec vos fesses sur la selle. Vous pourrez ensuite enclencher vos pédales simultanément et repartir au sprint. 

4/ Travailler sa célébration : Lever de bras classique, DAB ou doigt pointé vers le ciel, il ne vous reste plus qu’à choisir !  😉